Qui entendra nos cris ?
Qui entendra nos cris ?
Rien n’est pire que de crier dans le désert. Ces cris qui retentissent dans le silence assourdissant de notre indifférence.
Ces cris sont multiples :
– Les cris des pays en guerre,
– Les cris des affamés,
– Les cris des sans abri,
– Les cris des sans travail,
– Les cris des malades, âgés, isolés, handicapés…
La santé : ce n’est pas seulement l’absence de maladie, mais un, état de complet bien être physique, mental et social.
Pour entendre le cri de l’Autre, il est essentiel, avant tout de se mettre en « état » : à l’écoute, d’être en quelque sorte en état de recevoir, d’intercepter le message que l’Autre veut me transmettre, me déposer.
Il faut accueillir ce cri, et ainsi dans un temps de silence (même bref), rejoindre l’Autre par le regard, la parole, le toucher…
Que l’Autre sache, qu’il y a une résonnance en moi, de la détresse. Son cri a été entendu !
Et maintenant, il sait, il reçoit mon écoute, mon attention, ma compassion, comme une offrande offerte à son cri d’humanité.
Que veux-tu que je fasse pour toi ? La parole de Jésus nous habite lors de nos rencontres. C’est permettre à l’Autre, de dire sa souffrance, c’est déjà l’aider à avancer.
Répondre au cri du prochain, c’est répondre à Dieu, qui regarde tout homme avec compassion et miséricorde.
Paul Baudiquey, prêtre et poète, aimait parler des « regards qui espèrent » et qui, au lieu de « dévisager l’autre », « l’envahissent ».
Il en est ainsi du regard de Jésus sur l’homme blessé, qu’il est venu remettre debout.
Groupe Soignantes « Foi et Vie » de Nontron
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