cine Soirée Alzheimer avec Ciné-Passion

Au cinéma de Nontron, soirée  organisée par l’association Alzheimer et ciné-passion, avec la  projection d’un film « Still Alice »  avec débat en fin de film, animé par le Dr Geneviève Demoures, présidente de France Alzheimer pour la Dordogne. Soirée liée en prolongement autour de la journée du 21 septembre, qui est journée de lutte contre la maladie d’Alzheimer, et en partenariat avec Ciné-Passion. 14 séances à travers la Dordogne, à la rencontre des familles éloignées pour réfléchir ensemble. Ce soir à Nontron, c’était la 8ème séance, qui a en tout mobilisé 480 personnes. Marie-Joëlle Rossignol, responsable Nord, du personnel soignant des deux Ehpad de Nontron et St Pardoux la Rivière, des soignants, étaient présents. Il a été expliqué autour du débat, les répercussions psychologiques qui vont être nombreuses et vont concerner à la fois la personne malade et son entourage. Il s’agit pour chacun de vivre et de s’adapter à un bouleversement majeur. Les différentes étapes d’ »acceptation » de la maladie sont plus ou moins longues, et ne sont pas linéaires. On peut par moment revenir à certains stades. La personne malade, la famille et les amis peuvent ne pas avancer au même rythme. Le caractère évolutif de la maladie, impliquant régulièrement de nouvelles pertes de capacités, rajoute à la difficulté de ce parcours. Bien souvent, avant de pouvoir totalement envisager la réalité de la maladie, la personne malade ou ses proches vont traverser une étape de colère contre ce qui arrive. C’est une façon de lutter contre une réalité douloureuse. Il s’agit souvent d’une étape où l’on cherche un responsable. C’est à cette période-là qu’il y a le plus de conflits, voire de ruptures, au sein du groupe familial ou amical. Elle s’exprime aussi envers le milieu médical, où des éléments vrais d’insatisfaction vont se rajouter à cette colère. D’où, la force psychologique d’un aidant à soutenir le malade, aussi bien moralement que physiquement. C’est à ce moment-là que l’entourage va pouvoir s’adapter, mieux s’organiser pour accompagner la personne malade. La peine, les difficultés sont toujours là, mais on peut y faire face avec toutes ses capacités de jugement et de raisonnement.

Xavier Lavallée  (Photo: de dos Eric Tallec et Geneviève Demoures, face au public)