Présence de l’Eglise au moment des funérailles
« Quand Jésus vit que Marie pleurait, et que les juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde… Alors il pleura. » Jn 11,33.35
Cette attitude de Jésus qui se fait solidaire de la souffrance humaine invite l’Eglise, c’est-à-dire tous les baptisés, à se faire proche de ceux qui sont marqués par le deuil, et à prier pour les défunts.
Quand je suis arrivé dans cette paroisse, des personnes m’ont dit : c’est vous qui allez faire les obsèques. J’ai répondu que vu le manque de prêtres, je ne pourrai pas assurer tous les obsèques.
Depuis plus d’un an, une vingtaine de personnes assurent ce service auprès des familles et président la cérémonie des obsèques et font l’accompagnement au cimetière. Ils ont été missionnés par notre Evêque. Beaucoup d’entre vous reconnaissent leur compétence et leur implication pour la beauté de la cérémonie.
Pendant des années, vous avez été habitués à ce que ce soit le prêtre qui préside aux cérémonies d’obsèques. Je vous remercie de comprendre que cela n’est pas toujours possible, d’autant plus que la cérémonie célébrée par le prêtre, n’est pas supérieure, à celle célébrée par des laïcs. La célébration des funérailles reste la même.
C’est pour cela que j’ai demandé aux équipes de continuer à célébrer les obsèques ; non seulement par manque de prêtres, mais aussi à cause de la vocation de tous baptisés. Exceptionnellement le prêtre peut célébrer.
Comme vous en avez l’habitude, une messe est célébrée par le prêtre pour votre défunt, soit le dimanche qui suit, ou à une date à préciser ensemble. Cette messe vous est due, car elle est incluse dans l’honoraire des 160 euros demandés aux familles endeuillées. Cette somme n’est pas de l’ordre d’une prestation, mais d’une participation à la vie de l’Eglise.
Je tiens à préciser que les personnes qui célèbrent les obsèques sont des bénévoles.
La célébration des obsèques est d’abord une prière pour vos défunts, adressée à Dieu. C’est le mystère du Christ mort et ressuscité qui est au cœur de la célébration et le sacralise. Bien sûr, il ne s’agit pas d’oublier de faire référence à la vie de la personne défunte et de lui témoigner toute notre affection.
C’est pour cela que le défunt sera présenté rapidement au début de la célébration. Les témoignages de ses proches ou de ses amis vendront au moment du dernier adieu. C’est la parole de Dieu qui nous permet d’accueillir le mystère du Salut en Jésus Christ. A chaque célébration, une première lecture soit de l’Ancien ou du Nouveau Testament, le psaume et l’Evangile seront lus. Ce qui n’empêche pas de lire, au moment du dernier adieu un texte non biblique. Pour les chants et la musique, il faut veiller à ce qu’ils permettent l’élévation de l’âme. Là encore, le choix doit être fait sur ces principes et dans un dialogue entre la famille et l’équipe qui prépare. L’Eglise s’engage à accompagner au cimetière les familles. Ce sont les personnes, qui viennent en son nom, qui président ce temps.
Le choix qu’il y ait Eucharistie, ne peut être décidé par les Pompes Funèbres. Ce n’est pas à eux de dire si il y aura la messe ou pas.
L’accompagnement des personnes touchées par la mort d’un être cher est la mission de toute communauté chrétienne. Nous veillerons à ce que les personnes endeuillées puissent recevoir la visite, soit du prêtre, soit de membres de la communauté, ou bien des deux.
Les obsèques sont un lieu de rencontre des familles et d’évangélisation. C’est ensemble que nous manifesterons cela. C’est le sens de cet éditorial pour mieux le vivre.
En cette fête de TOUSSAINT et en ce mois de prière pour les défunts, je transmets à chacun de vous mon Espérance et je vous porterai dans la prière.
Abbé René Mathieu
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