Pierre,bon

                Dans l’Espérance, tu es parti rejoindre tes parents, Luc Lafage ton témoin de mariage, Dominique Lamy ton ami du scoutisme, et Jean Vate ta famille de cœur.

                Né à Périgueux, tu es le 5ième d’une fratrie de 5 garçons et 1 fille. Très tôt tu as appris le sens du partage et as été marqué par les engagements de tes parents. Ton papa, instituteur, t’a enseigné la rigueur et le sens du devoir ; ta maman, avec ses 6 enfants, avait à cœur d’être disponible et sa table était toujours ouverte à tous. Tu as été pétri dans ces valeurs catholiques et sociales que portaient tes parents. Le scoutisme t’a également façonné depuis l’âge de 8 ans où tu étais louveteau jusqu’à ton adolescence, compagnon aux scouts de France, toute ta vie sera animée par le sens du service et l’amour de la Nature.

                Devenu géomètre, tu as voulu t’installer dans le Périgord Vert, concilier ton activité professionnelle avec l’éducation des tes enfants était ta priorité. Avec la sincérité qui te caractérisait, tu as porté ton cabinet à bout de bras tout en guidant Nicolas, ton collaborateur, dans ce qui te passionnait.

                L’abbé Christian, t’avait appelé à rejoindre l’Equipe d’Animation Pastorale ; Tu avais été très touché me disant : « Comment a-t-il pu penser à moi ? », car tu étais discret et soucieux de l’humilité. Certainement, guidé par tes valeurs de scoutisme, tu t’engageais de plus en plus, notamment au sein de l’Aumônerie des jeunes et voulais les aider, attentif à transmettre ta Foi, mais aussi tes valeurs humaines. Tu attendais avec enthousiasme, la semaine des congés en août, pour rejoindre l’équipe d’accompagnateurs du pélé VTT diocésain. Heureux de l’arrivée de l’abbé Mathieu, tu veillais à son intégration dans notre communauté paroissiale.

                Bousculé dans tes convictions sociales, tu puisais dans ta Foi pour retrouver confiance et espérance, et tu m’impressionnais par la force de ta prière ; pudiques tous les 2, je n’osais t’en parler, mais je m’émerveillais discrètement, car tu rayonnais de plus en plus.

                Chaque soir, tu écoutais des chants de la liturgie orthodoxe russe, et tu étais apaisé par leur flamme, leur ferveur incontenable pour exprimer l’indicible. Avant de te coucher, tu priais en marquant ce temps de carême avec le livret proposé par le Pape François dont la nomination t’avait rendu heureux, attaché que tu étais à une Eglise ouverte aux plus pauvres, aux plus humbles.

                Fidèle à ta famille et en amitié, tu l’étais profondément : 18 neveux et nièces, 17 petits neveux et nièces, dispersés du Nord au Sud mais aussi à l’étranger, tu étais attentif à leur faire un clin d’œil soit lors de leur anniversaire, soit lors de leur fête, soucieux de témoigner ton attachement à l’unité familiale. Quant aux amis de scoutisme, d’études, de Nontron, je peux vous témoigner qu’il vous aimait intensément, il souffrait de ne pas vous rencontrer et je m’étais promise, à la retraite de privilégier ces instants de bonheur. Sachez que vos appels téléphoniques, vos cartes postales le remplissaient de joie.

                Dans ton travail, avec les élus, à Nontron au marché, au tri postal, dans le quartier, et dans la vie locale, tu te nourrissais de toutes ces rencontres humaines, et cela te suffisait à te rendre heureux, tu n’étais pas matérialiste et voulais vivre dans la simplicité.

                Tu étais fier de tes 2 filleules Marie et Clémence, l’arrivée des tes petites filles Juliette et Charlotte t’avait comblé.

                Tu vivais dans l’Espérance et Pierre, comme l’a écrit ta sœur Marie, nous sommes sûrs que tu es dans la Paix du Christ que tu as tant cherche dans ta vie.

Patricia