Catéchèse sur les sacrements : LE MARIAGE
« CE QUE DIEU A UNI, QUE L’HOMME NE LE SEPARE PAS »
Le mariage entre un homme et une femme correspond à la volonté du Créateur. Après avoir créé l’homme et la femme à son image, Dieu bénit leur union : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1,28). Le mariage humain est appelé à être une image de l’amour dont le Créateur nous aime : amour fait du don réciproque des époux, amour fécond qui transmet la vie. Avant d’être une institution humaine, le mariage relève d’une disposition divine valable pour tous les hommes. Il relève de la loi naturelle universelle.
Le Christ a rétabli le mariage dans la perfection voulue par le Créateur : il est unique, il est indissoluble. « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » Entre baptisés, le mariage a été élevé à la dignité de sacrement, car il est objet d’une grâce spéciale et devient signe et sacrement de l’union du Christ et de l’Eglise. Les époux chrétiens vivent leur mariage comme un appel à découvrir et à manifester l’amour indéfectible, inconditionnel et irrévocable du Christ pour son Eglise.
La grâce sacramentelle du mariage est aujourd’hui plus nécessaire que jamais pour vivre le mariage selon le dessein de Dieu manifesté par le Christ. Alors que dans la société l’engagement à vie est à peine concevable. Les chrétiens peuvent donner un témoignage attendu sur la beauté du mariage dans ses propriétés inhérentes de fidélité, d’indissolubilité et de fécondité. Les époux « ne feront plus qu’un » (Gn2, 24 ; Mc 10,8), un seul cœur et une seule âme pour toujours. La grâce du sacrement aide à être fort dans les moments difficiles.
L’Eglise reconnaît comme indissoluble le mariage naturel, c’est-à-dire le mariage entre deux non-baptisés. Entre baptisés, le mariage est indissoluble lorsque deux conditions ont été remplies : il doit être l’objet d’un engagement mutuel totalement libre et il doit être consommé. Lorsque l’une des parties est validement baptisée hors de l’Eglise catholique, une autorisation de mariage mixte doit être demandée pour la licéité du mariage. Si le mariage a lieu entre un non-baptisé et un baptisé catholique, il faut demander une dispense de disparité de culte. Pour la validité du mariage est également requise la forme canonique, à savoir la célébration devant un prêtre ou un diacre. Une dispense de la forme peut être obtenue dans certains cas.
Dans le rite latin, les deux époux se donnent le sacrement en échangeant leurs consentements. Dans les Eglises catholiques orientales, c’est la bénédiction du prêtre qui est constitutive du sacrement.
Le mariage n’est dissout que par la mort de l’un des époux.
Dans les situations difficiles deux logiques parcourent toute l’histoire de « l’Eglise depuis le concile de Jérusalem est toujours celle de Jésus : celle de la miséricorde et de l’intégration. La route de l’Eglise est celle de ne condamner personne éternellement ; de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère. Car la charité véritable est toujours imméritée, inconditionnelle et gratuite ! Donc il faut éviter des jugements qui ne tiendraient pas compte de la complexité des diverses situations ».
Tiré de LA JOIE DE L’AMOUR exhortation du Pape François.
Abbé René MATHIEU aidé du document catéchétique « Il est le Chemin, la Vérité, la Vie » du diocèse de Dijon.
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