UNE EGLISE OUVERTE SUR LE MONDE

Depuis le 15 mars nous sommes entrés dans une période de notre vie collective, celle du confinement chez nous. Nous devons participer à l’effort de solidarité nationale qui nous est demandé par les autorités de notre pays et imposé par les circonstances.

Nous pouvons comprendre que ces consignes sont autant de moyens à notre portée pour prendre soin de l’autre et pour le protéger. De nombreux moyens nous sont donnés pour pouvoir nourrir notre foi.

Dans les évangiles le Christ prêche le royaume de Dieu. Nous avons tous en tête cet évangile du jugement dernier reprenant ces mots « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,31-46)

L’attitude du Christ fut toujours de répondre aux attentes du monde. Le passage du lavement des pieds de Jésus à ses disciples (Jean13,1-15) nous manifeste cette attitude de service. Pour l’évangéliste Saint Jean, cet acte donne sens au sacrement de l’Eucharistie, signe de son sacrifice et du repas avec ses disciples. « PRENEZ ET MANGEZ CECI EST MON CORPS. PRENEZ ET BUVEZ CECI EST MON SANG ».

Nous comprenons bien que la vie en Dieu est totalement liée à l’amour que nous pouvons porter aux autres. Le Pape François dans son exhortation apostolique « La Joie de l’Evangile » nous dit « En vertu du baptême reçu chaque membre du peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire….chaque chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ. Il nous dit aussi «  évangélisez c’est rendre présent dans le monde le royaume de Dieu »Les événements que nous vivons actuellement nous aident à être davantage missionnaire dans notre société et dans le monde.

Nous pouvons admirer combien de personnes se sont mises au service des autres, en particulier le corps médical dans son ensemble mais également les biologistes ainsi que de nombreux corps de métiers et associations diverses. Pensons également à tous les responsables politiques, économiques et sociaux du monde entier dont les décisions même mesurées et pesées peuvent être parfois lourdes à prendre.

Portons dans notre prière ceux qui, dans notre paroisse, assument les différents services et tous ceux qui agissent auprès des autres.

La démarche synodale nous propose de dire nos rêves pour les années à venir. Je me permets de vous exprimer le mien qui est sous-jacent dans mon éditorial : C’est une Eglise qui méditera et contemplera ce qui est beau dans notre monde et qui l’offrira à Dieu. Ce qui nous appellera à avoir un regard d’amour sur le monde et non un regard de jugement.

Nous avons toujours à porter dans la prière nos frères et sœurs qui souffrent de la maladie ainsi que les familles en deuil.

En union de prière.  

Abbé René MATHIEU