Le monde, notre société et nous-mêmes avons besoin de lumière….
NÖEL, CHRIST EST NE.
Jésus, le fils de Dieu est né dans l’indifférence la plus complète. Seulement quelques bergers et des astrologues sont venus l’adorer. Par cette naissance, dans la pauvreté, Dieu fait le choix de la solidarité avec les plus pauvres, les exclus de notre société et les laissés pour compte. Vincent Destival, délégué général du secours catholique France écrit : « 9 euros par jour et par personne une fois payé, le loyer, l’eau, l’énergie ! la moitié des familles qui poussent les portes du secours catholique pour demander une aide financière dispose de moins de 9 euros pour faire face aux dépenses du quotidien. C’est sans doute bien loin de la représentation que nous nous faisons spontanément de la situation des personnes en précarité. » Il plaide pour un revenu minimum sans contreparties !
Au moment où beaucoup ont perdu leur emploi, où des enfants et des jeunes ont été déscolarisés par le premier confinement, où la solitude des personnes âgées est dévastatrice ; posons-nous les vraies questions pour l’Eglise catholique dans cette période d’un nouveau confinement et d’incertitudes.
MGR WINTZER par rapport à la restriction des cultes appelle à prendre notre part aux épreuves du pays. L’archevêque de Poitiers dénonce un discours parfois « malsain » parmi ceux qui s’insurgent de la décision du gouvernement de maintenir l’interdiction des cultes publics.
« Les mêmes choses produisent les mêmes effets : devant l’interdiction des liturgies publiques, exceptées les obsèques, des catholiques expriment leur souffrance. Elle est naturelle, l’Eucharistie et l’assemblée chrétienne nourrissent notre foi.
Oui, nous vivons un manque, oui, ceci est douloureux, oui, l’Eucharistie est essentielle à la vie chrétienne. Cependant, la circulation du virus est-elle une invention ? L’Etat en prend-il prétexte pour mettre en place un régime d’encadrement des libertés, dont la liberté religieuse ?
Il est légitime qu’un Etat, en fonction des données dont il dispose, dans le respect des lois, et des règles, impose des mesures qui sont au bénéfice de tous, y compris des mesures, et c’est le cas cette année, qui restreignent des libertés publiques. Il est bien entendu possible d’estimer que ces mesures ne sont pas légitimes ou sont excessives ; dans de pareils cas, il revient à la juridiction administrative de dire le droit.
Ce qui me gêne, au-delà d’éventuelles procédures, toujours possibles, c’est un discours que je n’hésite pas à qualifier de malsain.
On entend ou on lit que les mesures de restriction des cultes ne seraient pas dictées par des impératifs sanitaires mais l’expression d’un Etat laïc qui n’aurait de cesse d’encadrer voire de contrôler les cultes. Même en dehors du confinement, certains, aiment à dire les chrétiens, sinon persécutés en France, mais au moins ne pouvant disposer d’une vraie liberté.
Rendre compte de sa foi est par nature toujours difficile et exigeant ; pour autant, soyons honnêtes, qui peut, en France, se dire persécuté en raison de ses convictions et pratiques religieuses ? Ceux qui le prétendent, ce sont les tenants de l’islamisme politique, qui, depuis l’étranger, décrivent la France, sa laïcité, son Etat comme persécuteurs de l’Islam.
Alors qu’il est urgent que les musulmans français et vivant en France, ses responsables en particulier affirment haut et fort qu’ils sont respectés et libres de vivre leur religion en France, il serait grave et même irresponsable que des catholiques adoptent un discours semblable, tout simplement parce que, non seulement il est dangereux, surtout il est faux.
Depuis trop d’années, des personnes, des groupes, ont trouvé une identité en se qualifiant de « discriminés, » « victimes »de phobies diverses. Un minimum de lucidité permet de savoir qui sont les vrais pauvres, en moyens matériels, en qualité de l’habitat ou de vie familiale. Cette même lucidité permet de ne pas se tromper au sujet de ceux qui attentent à des chrétiens, non pas l’Etat, qui exerce sa mission protectrice et qui doit en répondre devant le peuple et la Loi, mais les tenants de l’islam politique. »
Noël, Jésus l’Emmanuel, Dieu avec nous est lumière pour nous.
Abbé René MATHIEU
Commentaires récents